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Vision du Hohlandsbourg
Etre et
avoir
(Extrait du livre de Nicolas Ridoux, La Décroissance pour
tous)
La
Source, chronique d'une cabane forestière
Dernière mise à jour, au 09 décembre
"Ebauche d'historique et de
géologie"
Forêts Sauvages
Fond pour la naturalité des écosystèmes
La
Salamandre
La revue des curieux de nature
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< dans les Hautes-Vosges cristallines moyennes, région de Soultzeren …
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Le bonheur de m’immerger à nouveau en pleine nature après plusieurs
semaines d’abstinence, saturé par un déménagement qui n’en finissait plus.
Je pars dans la nuit, seul. La montagne est belle ainsi noircie, hormis quelques petits points lumineux au lointain, les fenêtres de quelques habitations. Je recherche un pré, plus en altitude,
au hasard de mon chemin. Finalement, c’est au niveau d’une lisière que je me pose, entouré de sapins.
Juste avant de m’enfourner dans le duvet, je lève la tête et contemple un ciel piqueté d’étoiles, et surtout, j’écoute ce silence qui m’assomme de sommeil.
En pleine nuit, une sorte de grattement venant du sol me réveille, ce bruit semble tout proche de ma toile de tente. J’entends un souffle, et le grattement se précise. Pas de doute, c’est un
sanglier qui remue la terre, à la recherche de nourriture. J’émets un léger gentil grognement, cela suffit à l'éloigner de mon couchage.
Le lendemain matin, j’ai le plaisir de me lever avec un beau soleil.
Aperçu de la lumière pénétrante sous le double-toit
de ma tente
Une ombre humaine qui bientôt
disparaîtra
Je traverse le pré voisin et en le quittant, je vois un lièvre qui détale.
Paysage ouvert, mes yeux sont emplis de
vert
J’ai hâte de prendre mon petit déjeuner, ce sera au niveau d’une habitation à flanc de montagne, avec une vue superbe.
Un pilier de granite qui donne une impression de
grande solidité, lieu-dit Altenkraeh
Cherchant quelques beaux sujets à photographier, je m’arrête finalement auprès d’un sorbier, avec ses multiples baies orangées.
Ecorce brune relativement lisse mouchetée de gris argenté
Rameau envahi de lichen
Rameau presque identique au tronc pour ce
jeune sorbier
Feuilles
composées divisées en 13 ou 15 folioles souvent jaunâtres et finement dentées
Nombreuses pustules orangées sur le dessous des feuilles
Des branchages alourdis de nombreux fruits
Drupes rouge orangé plus ou moins
globuleuses, très appréciées des oiseaux
Fruits frais non comestibles car contentant
divers acides dont certains sont toxiques
Le sorbier des oiseleurs dépasse rarement 15 m
de haut et pousse souvent en altitude, ici 1080 m
Le lac du Forlet tout proche attire de nombreux randonneurs, parfois regroupés par dizaines. Normal, on est un dimanche, et en plus, il fait très beau.
Paysage alpin, et pourtant on est dans les
Vosges
Une vache donnant l'apparence d'être seule, mais
l'énorme groupe de randonneurs n'est pas très loin
Rapprochement progressif vers le
bovidé
Gentil tête-à-tête au milieu des mouches
Je réussis tout de même à m’isoler à proximité de la tourbière, un endroit à priori moins connu que les abords de la ferme auberge.
Un environnement unique, particulièrement
reposant
Les tentacules gluantes de la droséra
Une minuscule grenouille se faufile dans les herbes
de la tourbière
Elle me regarde du coin de l'oeil
J'ose la prendre délicatement dans mes mains, sans
l'effrayer
Elle n'est pas très rassurée
Bébé grenouille joue finalement les acrobates sur
mes articulation anguleuses
Après une longue séance de macrophotographie, je m’accorde un peu de repos dans ce cadre exceptionnel, au cœur d’un cirque glaciaire de toute beauté.
Syrphidae prête à l'envol
Les versants escarpés du cirque du Forlet
Sur le chemin du retour, halte prolongée au niveau d’une ancienne ferme pour prendre mon déjeuner et surtout prendre mon temps pour une sieste prolongée à l’ombre d’une avancée de toit.
Lieu-dit Grossrunz, en contrebas du lac du
Forlet
Grande sauterelle verte
Une petite maison dans la prairie, encerclée de
conifères
Un peu plus loin, c’est une petite mare bien dissimulée derrière une autre habitation qui attire toutes mes convoitises, et en cadeau, sauterelles et odonates.
Orthoptère à identifier
Agrion à identifier
Le milieu humide qui héberge toute cette petite
faune
Sur le chemin du retour, paysage modelé par
l'agriculture de montagne
La boucle est bouclée, riche de rencontres, certaines totalement imprévues, et d’autres, totalement prévisibles. Car en ce dimanche ensoleillé, j’étais loin d’être le seul aux abords du plus beau
lac des Hautes-Vosges, très fréquenté pendant la période estivale.
« Si tant de gens compensent par une surfréquentation de nature nos malaises de société, c'est que nos environnements artificiels, nos milieux professionnels sont dramatiquement dépourvus
d'intimité. Rétablissez l'intime dans le monde artificiel, et les êtres humains redécouvriront la nature pour elle-même et non par besoin de compensation. Ainsi, les médias ont pour
responsabilité de rendre plus intelligents nos comportements de masse au lieu de profiter sans discernements de nos besoins réactifs. » (Bernard Boisson. La forêt sans l'homme réveille
l'humain intérieur. Naturalité n°5. octobre 2008)
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: Les discrets droséras de la tourbière du
Forlet
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le retour de l'hiver
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