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région de Ribeauvillé, carte 3718 OT, dans les Vosges cristallines moyennes
alsaciennes >
Je pars dans le vignoble de Ribeauvillé, foulant une poudreuse toute fraîche. Pas de ciel étoilé ce soir, et la lune est absente. Seules les lumières de la ville éclairent le début
de mon ascension.
Vieux remparts illuminés
Kiosque à randonneur sur les
hauteurs de Ribeauvillé
Le vent qui soufflait ces derniers jours s’est enfin calmé et la forêt toute emmitouflée de blanc me réserve un accueil plus que cotonneux. Le château de Saint-Ulrich surgit de la
futaie, avec ses premiers murs percés de larges ouvertures.
Plus loin, malgré l’épaisseur de la neige, je repère quelques traces de sanglier bien définies sur le chemin. L’ambiance nocturne est en lien direct avec une nature figée, qui attend
patiemment un prochain redoux.
Je progresse lentement et l’heure défile, je renonce alors à mon objectif premier qui était de dormir sous un rocher du Taennchel. A minuit passé, au niveau d’un carrefour de
chemins, l’abri tant convoité se présente enfin, des bancs et des tables, sous un simple toit.
C’est une nuit bien fraîche mais la solitude et l’inconfort me permettent une fois de plus de recadrer ma vie, éloigné de toutes turbulences.
Abri du
Taennchel
Le lendemain matin, un rouge-gorge se rapproche timidement de la table de mon petit-déjeuner. Il semble m’observer et terriblement m’envier, la faim lui enlevant encore davantage de
sa crainte déjà amoindrie par un caractère si peu farouche. Il revient plusieurs fois glaner les quelques miettes de biscotte que je lui ai déposées au sol.
Cette présence du petit passereau fait que je me sens soudainement moins seul dans cet environnement boisé totalement inerte.
Il guette ...
se rapproche doucement ...
trouve si facilement les quelques miettes ...
puis s'envole mais pour mieux revenir
Le retour me fait voir en plein jour cette belle couche de neige qui, comme un livre ouvert, relate les passages de nombreux animaux.
Donjon du
Haut-Ribeaupierre
Empreinte colorée d'urine d'un chevreuil
Le soleil cherche à percer
l'épaisse couverture nuageuse
Je ris mais que c’est beau, et me revoilà à la ville, celle de Ribeauvillé.
Eglise Saint-Grégoire et séquoia géant planté en
1856
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Preixan au coeur de l'hiver

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