Rando-bivouac
< en plaine d'Alsace, dans le Grand Ried de l'ill, vers Illhaeusern …
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Une douceur printanière bien agréable pour démarrer cette déambulation matinale dans le ried alsacien. Je rejoins l'endroit où deux grandes rivières se rejoignent, celle des montagnes vosgiennes
se jetant dans celle en provenance du Jura.
Un ragondin se nourrit d'herbe fraîche de l'autre côté du pont. Surpris, il se jette dans l'eau, je l'observe longuement remonter le courant d'une troisième rivière toute proche, phréatique cette
fois-ci.
Voyant des rivières partout, je me décide de longer la principale dans l'espoir de brèves rencontres. Mais une petite passerelle sur la phréatique attire encore mon attention. Elle me guide un
peu plus loin vers des populages dont le jaune n'est malheureusement éclairé par aucun soleil. C'est là que j'entends un clapotis dans l'eau, une tête, puis deux, puis trois, c'est toute une
petite famille de ragondins qui se présente à moi, se regroupant progressivement. La mère, sentant le danger, semble avoir rappelé ses petits, ils sont presque une dizaine. Je m'éloigne doucement
pour ne pas affoler tout ce petit monde.
Je retrouve la rivière principale, le grand disque émerge enfin de l'horizon, mais va vite se nicher derrière des nuages.
La rivière l'ill accueille le soleil
Reflet doré vertical
Cette portion de l'Ill possède encore d'anciens méandres bien visibles. Je découvre alors un petit affût fabriqué avec du filet de camouflage mais personne dedans, certainement déjà installé là
depuis plusieurs jours pour habituer l'espèce convoitée à sa présence avant que le naturaliste ne se poste dedans pour filmer ou photographier. Mais qui y-a-t-il à voir aux alentours ? Rapidement
je trouve la réponse, il s'agit d'un terrier, celui de blaireaux, probablement.
Affût au milieu d'une végétation exubérante
Terrier de blaireau... ou de
renard
Autres observations, celle d'une cigogne se posant sur un mirador, celle d'un grand cormoran repartant dans les airs, celle du tapis fleuri de l'ail des ours dans un sous-bois tout proche de la
rivière.
Et pour finir, un cygne me fait du charme au niveau d'un gué devenu si rare dans la campagne alsacienne. Il se rapproche toujours plus près de moi dans un comportement étrangement séducteur. Mais
quelle mouche l'a donc piqué ?
Gué dans les environs de
Guémar
Cygne séducteur
Reflet de son long cou
Une belle attitude, les yeux dans les yeux
Mais quelle mouche l'a donc piqué ?
Pour les affûts, cela me titille depuis bien longtemps. Je vais d’abord me tester simplement en observant, et puis on verra plus tard, pour la photo animalière.
Majestuosité, j’invente un mot, mais le cygne le vaut bien.
C'est un beau cygne.
Je te souhaite un bon week-end
Un beau cygne parmi tant d’autres. Sinon j’ai vu tes récents articles sur les abeilles, mais où donc se cache la reine ? Tes photos en ce moment sont vraiment réussies.
Tu as tout compris depuis bien longtemps chère Martine. Mais espérons aussi que pour la plupart des animaux, être humain ne signifie pas forcément danger et menace.
Tu aimes jouer avec les mots, c’est un peu une autre facette de ta fibre créatrice.
Superbe ces photos de lever de soleil. Bien courageux dis-donc ! Mais si tu veux faire de belles rencontres animales, c'est la méthode...
Gageons que l'affût soit bien là pour mitrailler... avec un appareil photo.
Très beau et bien shooté le cygne.
A propos des 2 rivières : les usines d'impression sur étoffes se sont installées à Mulhouse en partie car elles avaient besoin de l'eau basique (calcaire) des rivières du Jura et de l'eau acide des rivières des Vosges (foi de prof de chimie) et qu'elles passaient par Mulhouse.