Rando-bivouac
< sur les collines calcaires sous-vosgiennes, région d'Osenbach … > lien
vers Google maps
Le printemps explose, par la présence des fleurs sur les arbres fruitiers, dans les prairies, par des insectes de plus en plus présents, par une chaleur qui se fait soudainement plus pesante,
mais surtout par une lumière verticale qui peut se faire plus dure.
Prairie si rare dans les Vosges
alsaciennes
Jaune éclatant du populage des marais
Jeune lierre à l'assaut du tronc d'un
merisier
Je pars dans un petit vallon séparant des terrains géologiques radicalement différents, la colline calcaire est toute proche.
Mirador posté au bord d'une petite
rivière
Champ de pissenlis
Gros plan sur le mirador dans lequel il est possible
de piquer un roupillon
Mouche prête à l'envol à l'intérieur du mirador
Attraction nectarifère du pissenlis
Quel plaisir de retrouver un endroit que j'avais fréquenté avant la mauvaise saison en participant à l'entretien d'une pelouse. Il s'agissait de couper l'herbe haute, un fauchage tardif
permettant de maintenir le milieu ouvert et éviter ainsi tout début de recolonisation de plantes ligneuses.
Les orchidées sont dans ma tête, je suis impatient de les voir, mais peu d'entre elles font déjà leur apparition à la mi-avril. C'est l'orchis mâle qui colore la colline à l'endroit même où
j'avais fauché et ramassé la strate herbacée. Il me semble bien solitaire dans l'immensité de cette lande presque désertique, encerclées par des forêts.
Orchis mâle avec une inflorescence vivement colorée
de pourpre
Quelques points rouges sur la zone médiane du labelle
Au sommet de la colline, je me sens ailleurs, comme dans une autre région, bien plus méridionale.
Autre orchis mâle plus violacé dans un bois clair
Violette odorante sur le chemin du
retour
J’ai bien l’impression que je vais incessamment sous peu m’intéresser à la photo macro et commencer à pratiquer de manière assidue sur le terrain. Je n’ai donc pas fini de me coucher dans l’herbe grasse, à tenter notamment des images en contre-plongée.
J’aime bien ta description du Tanet comme bouclier granitique. Oui les fleurs sont envoûtantes, des sujets illimités pour la photo. Avec un temps apaisé, sans vent, les possibilités de belles images sont nombreuses. Il suffit juste de choper la belle lumière matinale ou celle plus chaude du calme vespéral.
Je me devais bien de traiter un peu du printemps, l’été est si vite arrivé.
J'ai aussi adoré cette journée studieuse, passée chez moi, devant mon pc, à identifier les fleurs de collines calcaires, notamment les fascinantes orchidées, les papillons colorés etc., que j'ai récemment photographiés, notamment dans des lieux recommandés par Bertrand.
L'amitié de Bertrand est précieuse.
ps : J'ai lu et approuvé le commentaire de PPDR...
Que c’est bon de ressentir une passion commune, largement partagée. Tu es de ces êtres qui savent communiquer, réagir, donner sans forcément recevoir. Ton message une fois de plus me va droit au cœur.
C’est clair que les orchidées se font bien plus discrètes dans les vertes prairies, le royaume des pissenlis. C’est finalement sur les pelouses sèches qu’on a le plus de chance de les rencontrer.
amicalement et à+, Vincent