Rando-bivouac
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région de Sondernach, carte 3619 OT, dans les Hautes-Vosges cristallines
méridionales >
Je pars du fond de la vallée dans les premiers grands frimas d’un automne tout en contraste. Dans cet encaissement, le soleil naissant ne peut que braquer tardivement ses premiers
faisceaux de lumière. Et pourtant, au fur et à mesure de mon élévation, je me rapproche insensiblement de l’or des hêtres qui couvrent magistralement les pentes, laissant peu de place aux sombres
sapins.
Dans le fond de la vallée de
Sondernach
Lieu-dit Eibelwasen
Le versant exposé s’enflamme, mais le ciel distille par endroit un léger voile filtrant, freinant timidement cette frénésie d’éclairage. Dans la hêtraie sommitale, quelques cristaux
d’une première neige fraîchement tombée, résistent encore, éparpillés sur d’innombrables feuilles sèches, ou bien sur quelques troncs difformes.
A l'approche de la grande crête du Nonselkopf
Sous le poids de la neige et de la
mousse
Magistrale hêtraie d'altitude
Les longues herbes des chaumes sont prêtes à disparaître sous le grand manteau neigeux, au grand désespoir du chamois, qui devra se contenter des mousses et des lichens.
Vue sur la grande crête du Hohneck depuis celle du Nonselkopf
Au plus profond de la vallée, nichée dans un cirque, tout près d’une zone humide délimitant une clairière, une panthère m’apparaît, avec ses innombrables petites squames floconneuses blanches. Je m’aplatis contre le sol pour la contempler.
Cirque du Lauchenkopf
Jeune amanite panthère
Il m’aura fallu venir à cet endroit précis, dans un biotope propice, pour enfin trouver un beau carpophore. Les
spores auront décidément beaucoup
de mal cette année à se diffuser dans ces conditions de sécheresse prolongée, et l’hiver approche à grands pas.
Plutôt dommage d'éradiquer ainsi la saison hivernale. Avec un bon équipement, une bonne connaissance du milieu, une anticipation judicieuse des conditions météo, il n'y a aucune raison de ne pas profiter des paysages enneigés des hautes-chaumes, juste qu'il faut peut-être éviter de grimper sur les rochers englacés.
J'espère pouvoir, l'an prochain, renouer un peu avec la belle nature vosgienne, absorbée que je suis actuellement, par mes souvenirs sahariens, mes découvertes jurassiennes et mes (agréables) obligations familiales dans la région lyonnaise.
Il me reste heureusement ton blog pour parcourir mon ancien territoire de prédilection. A bientôt pour un partage nature, et la bise chaleureuse, Mart
Je dirais même plus, plus que belles mes Vosges !
JP
@ bientôt bonne journée