Rando-bivouac



< dans les Vosges cristallines moyennes alsaciennes >


   La fuste nous accueille. Lumière frêle d’une bougie et long sommeil. Au petit matin, c’est la reconquête d’un temps personnel, un temps qualitatif qui cultive la lenteur et la contemplation. C’est un véritable échange et une vraie rencontre entre deux êtres sensibles, autour d’un exotique petit déjeuner d’une grande fraîcheur. J’observe une préparation méticuleuse, je constate une mastication progressive, et je baigne dans une conversation posée et relaxante. La zone de confort est totale, petit clin d'oeil à mon compagnon de bivouac. Cette parenthèse de vraie vie s’offre miraculeusement à moi, elle m’enchante et me réconforte. Merci à l’ancien médianimonastérien, poète dans l’âme.


null


null


null


null

   "Pour l’homme tout a commencé avec la nature. Là est son lieu d’habitation durable, sa dernière maison d’espoir, pérenne, ultime. Tout le monde aspire à vivre dans un monde véritable. Il faut laisser aux êtres, par leur corps et par tout leur esprit, une voie d’accès à une nature libre et diverse. Une nature à laquelle ils appartiennent et qui leur appartient, en ce qu’elle partage avec eux le mystère de la vie. Il faut donner à chaque être les moyens de réapprendre le bon chemin, de renouer les liens qui le séparent des grands ensembles vivants. Liens puissants, inaltérables, jamais abolis, liens consumés sous le voile des  apparences. Liens primitifs cependant, vers lesquels aspirent, lèvres à lèvres, les regards confondus de la montagne, des forêts, du ciel, de la terre et de celui qui les contemple." Patrick Willinger.



null


null

                                                           ______________________


Autres articles sur la fuste :  "Des traces de biches tout autour des rondins"  
                                                        "Une fuste pour savourer un moment de grande liberté"





Sam 24 oct 2009 4 commentaires
Aaaaaaaaaaaaahhhhh ! Les grands bonheurs sont muets.
Martine SCHNOERING - le 25/11/2009 à 22h29
Parfois ne rien dire cache de manière sous-jacente un réel contentement. Oui les grands bonheurs peuvent être muets.
BDF
On imagine très bien cet instant magique... quel bonheur ! merci pour cette bouffée de fraicheur....
Philib - le 25/11/2009 à 23h27
C'était difficile à décrire car cette satisfaction de la présence de l'autre me change radicalement de mes exaltations envers la nature primitive. Je m'emballe rarement pour un être humain.
BDF
Voilà un solide petit déjeuner qui change des classiques céréales et tartine beurre-confiture.
Philippe - le 26/11/2009 à 18h47
Avec toi Philippe, je retombe sur terre, dans des plaisirs plus palpables, mais j'apprécie aussi oh combien la bonne bouffe en essayant d'avoir malgré tout une petite pensée pour celui qui n'a rien, mais çà c'est une autre histoire. Avec ces fêtes de fin d'année, çà va être encore une profusion de plats à ingurgiter goulûment à ne plus pouvoir rien avaler.
BDF
Que du plaisir, c'est juré si un jour je passe par l'Alsace je prend rendez-vous pour un tel moment .........bonnes ballades......
erik - le 12/12/2009 à 15h51
Surtout n'oublie pas de me prévenir, je t'emmènerai avec grand plaisir dans cette fuste, et pourquoi pas dans la petite cabane forestière que je suis en train de rénover.
BDF