Rando-bivouac
< dans les Vosges cristallines moyennes alsaciennes >
La fuste nous accueille. Lumière frêle d’une bougie et long sommeil. Au petit matin, c’est la reconquête d’un temps personnel, un temps qualitatif qui cultive la lenteur et la
contemplation. C’est un véritable échange et une vraie rencontre entre deux êtres sensibles, autour d’un exotique petit déjeuner d’une grande fraîcheur. J’observe une préparation méticuleuse, je
constate une mastication progressive, et je baigne dans une conversation posée et relaxante. La zone de confort est totale, petit clin d'oeil à mon compagnon de bivouac. Cette parenthèse de vraie
vie s’offre miraculeusement à moi, elle m’enchante et me réconforte. Merci à l’ancien médianimonastérien, poète dans l’âme.
"Pour l’homme tout a commencé avec la nature. Là est son lieu d’habitation durable, sa dernière maison d’espoir, pérenne, ultime. Tout le monde aspire à vivre dans un monde
véritable. Il faut laisser aux êtres, par leur corps et par tout leur esprit, une voie d’accès à une nature libre et diverse. Une nature à laquelle ils appartiennent et qui leur appartient, en ce
qu’elle partage avec eux le mystère de la vie. Il faut donner à chaque être les moyens de réapprendre le bon chemin, de renouer les liens qui le séparent des grands ensembles vivants. Liens
puissants, inaltérables, jamais abolis, liens consumés sous le voile des apparences. Liens primitifs cependant, vers lesquels aspirent, lèvres à lèvres, les regards confondus de la
montagne, des forêts, du ciel, de la terre et de celui qui les contemple." Patrick Willinger.
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