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Une histoire ...

2010-12-09 (1)La Source, chronique d'une cabane forestière
 Dernière mise à jour, au 09 décembre
    "Ebauche d'historique et de géologie"
  

 

Accessibilité et grand silence


Jeudi 05 novembre 2009

 

   L’idée m’est venue de tester un autre itinéraire pour rejoindre la cabane, celui du fond de vallée, avec une approche finale à pied plus aisée, présentant moins de dénivelé, une solution à priori plus adéquate dans l’optique d’un éventuel rapatriement de matériel. J’avais repéré lors de ma dernière visite que cet itinéraire permettait en fait de rapprocher davantage la voiture, sachant que l’accès direct à la cabane n’était possible qu’avec un véhicule adapté au tout terrain.

   Quittant le dernier village, je m’apprête à m’engager sur une longue route forestière, mais un panneau m’indique que cette dernière est interdite au public non forestier. Je me décide tout de même à l’emprunter, me rassurant de part ma position d’utilisateur plus qu’occasionnel, d’autant plus que c’est pour une bonne cause, celle de l’entretien d’une cabane forestière. Arrivé à destination, je constate que cet autre accès s’avère être finalement plus long, ce qui, outre mon souci d’un respect de la réglementation, me dissuade de régulièrement l’emprunter.

   Au travers de cette prospection d’itinéraire, j’ai surtout voulu prendre la vraie mesure de l’accessibilité à la cabane, et me conforter dans ce que je pensais d’un premier abord, à savoir qu’elle ne pourrait pas à priori être sujette à une trop forte fréquentation humaine, diminuant de ce fait la probabilité de mauvaises visites. Ce dernier point est relativement rare dans les Vosges, où la majorité des abris sont la plupart du temps facilement accessibles, jamais très loin d’une route ou bien à la croisée de chemins aménagés.

  


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   Je m’approche du refuge de la Source, une fois de plus le soleil manque à l’appel, les nuages abondent et obscurcissent la montagne.


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   Et si je nettoyais un peu les abords de la cabane, pour accéder plus facilement aux volets. A vrai dire, peu de végétation envahissante, juste quelques jeunes pousses et ronces à retirer, et au passage une belle récolte de déchets éparses plus ou moins enfouis dans le sol. Ce dégarnissage de proximité me semble être un bon moyen pour prévenir trop d’humidité au pied de l’abri. Je n’hésite pas d’ailleurs à y regarder de plus près, et constate qu’à certains endroits, la tôle de bardage est attaquée par la rouille et quelques planches sont en mauvaise état. 



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   Le grand nettoyage intérieur lors de ma deuxième visite supposait quelques retouches supplémentaires, notamment sous la large banquette, la poussière s’accroche toujours autant au plancher, se glissant dans ses nombreuses interstices.



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   Je remarque après coup la présence d’une nouvelle boîte d’allumettes petit format, posée sur la plus grande, une visite a donc eu lieu.


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   L’idée de changer les vitres manquantes me taraude de plus en plus l’esprit. En attendant, je commence à décaper la vieille peinture des rebords de fenêtre, un travail de longue haleine à réaliser progressivement.



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   Un moment, je me dirige vers la banquette, teste pour la première fois la position allongée, puis je me rassois, regarde autour de moi, cette table, ces poutres, ces fenêtres et la forêt tout autour. Pas un bruit, un grand silence, la magie opère dès que l’on prend le temps de se poser, de calmer tout simplement sa vie, l’espace de quelques minutes.


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